Ce que les lecteurs en disent

Ils l’ont lu et ils en parlent…

couv-recto

Un chef d’oeuvre 

« Trop peu » est un roman comme on en lit peu.
Il étonne, fait réfléchir, dérange parfois, questionne, ricoche.
C’est en apparence une histoire d’ennui à travers un personnage, au fractionnement identitaire complexe et insaisissable, Chloé. Une histoire d’ennui passionnante qui arrive, malgré le rythme résolument lent et appliqué, à garder le lecteur en haleine, en attente. En attente d’on ne sait quoi et c’est ce qui titille justement.
J’ai aimé l’errance de Chloé, cette une jeune femme solidement ancrée dans l’existence mais en réelle perdition intérieure. J’ai aimé son histoire et ses souffrances décrites avec pudeur et justesse. Ce rendez-vous dans cette chambre élégant et désolant qui n’est au final qu’un prétexte à l’exploration de mille sujets. Tout comme cet insignifiant Pierre, monstre d’égoïsme et de lâcheté, est le symbole d’un monde de faux semblant et de paraitre.

Défini par l’auteur elle-même comme un roman court, il est court c’est vrai. Très court, trop court même, il laisse le lecteur avide et non repu de cette écriture précise, aux idées nettes, aux paraboles justes et à la part d’ombre délicieuse. Court mais riche. Il regorge d’analyses pertinentes, de réflexions percutantes et de regards aiguisés.
Je qualifierai ce roman d’aguicheur qui nous laisse assoiffé, telle une brillante et habile introduction à l’oeuvre naissante de ce nouvel auteur dont vous n’avez pas fini d’entendre parler !

Plus qu’un coup de coeur pour moi ce roman est la découverte d’une nouvelle plume dans le paysage littéraire qui renforce mon intime conviction que les nouveaux talents peuvent surgir de n’importe où. Alors restez vigilants, Loli Artésia est assurément de cette trempe.


On en redemande…

(…) Trop peu est un roman comme on en trouve… trop peu. Ecrit avec une telle profondeur, les pages défilent les unes après les autres. On s’attarde naturellement sur quelques phrases qui méritent un instant de réflexion: elles vous interrogent sur vous mêmes, sur votre perception de la vie.. elles vous déroutent. Vous n’arrivez pas à refermer ce roman, vous n’avez qu’une envie, continuer de découvrir Chloé, essayer de trouver pour elle le chemin, l’aider, la protéger comme si finalement tout ceci n’était pas une histoire et que ce huis clos était finalement entre vous et elle.
Je recommande ce livre à toutes les personnes de mon entourage tant il a su me captiver.


Mélancolie…

Cette histoire est très émouvante, teintée de mélancolie et de nostalgie pour ce qui aurait pu être. Elle se lit d’une traite. On éprouve les espoirs, les dés(illusions) et une certaine lassitude de la vie avec Chloé. Et en même temps, on en ressort sans aigreur car il y a une certaine beauté, voire poésie, à son histoire. On se plaît à imaginer pourquoi et comment les personnages de Pierre et Chloé se sont construits de cette façon, on devine entre les lignes. Il y a plusieurs niveaux de lecture : celui où on éprouve de façon « brute » les émotions de Chloé, celui où on se plonge dans son passé et où l’on comprend comment ses expériences l’ont construite, celui où son histoire personnelle est inscrite dans le contexte plus large d’une société encore patriarcale.

Bouleversant et inclassable

J’ai commencé ce livre sans trop savoir à quoi m’attendre, et ce qui est sûr c’est que c’est un roman surprenant et inclassable. Ce n’est ni une romance, même s’il s’agit d’une histoire d’amour, ni un essai, malgré de nombreux passages qui amènent à un questionnement sur soi et abordent des thématiques sociétales (rapport aux autres, à soi, religion, féminisme…). Ce n’est pas une nouvelle, ni un roman. C’est un OVNI ! On pourrait croire à une pièce de théâtre romancée, du fait de l’utilisation récurrente de termes théâtraux (huis-clos, personnages, interpréter…) et d’un décor principal, celui de la chambre.

J’ai bien aimé les clins d’oeil discrets à certains auteurs/ philosophes, comme Nietzsche, Kundera, … ainsi qu’à Bashung et Gainsbourg. Le chapitre sur Venise m’a donné envie de découvrir cette ville. En revanche, le chapitre sur l’enfance de Chloé est très beau, mais violent à lire.

Bref un roman intimiste, vraiment bouleversant, qui parlera j’en suis sûre, à beaucoup de lecteurs. Quant à la fin du livre, elle est à l’image du reste…sublime et ouverte à toutes les possibilités, à toutes les perspectives.
Je recommande plutôt deux fois qu’une !



Une plume construite et profonde qui nous plonge habilement dans les pensées de Chloé

Cette lecture est une totale immersion dans les pensées de Chloé, femme attachante qui répond a un vécu profondément intense. Le narrateur qui utilise la seconde personne du singulier pour guider le récit nous laisse pas d’autre choix que d’être plongé dans les nombreuses réflexions du personnage. Le questionnement de soi, la remise en question sur notamment la solitude, l’absence et les sentiments sont au cœur de ce livre fort intéressant puisqu’on est nous même poussé à réfléchir sur des sujets habilement choisis par l’auteur : la fidélité, l’égalité homme-femme d’un point de vue sexuel, l’image de la femme dans la société, le mariage… J’ai trouvé les thématiques abordées complètement à l’ordre du jour.

La plume construite et profonde de l’auteur nous fait évoluer au fil du « monologue interne » de Chloé et prendre part à son vécu. D’ailleurs l’emploi récurent de phrases courtes donne un rythme saccadé au récit, ce que j’ai pour ma part ressenti comme attribuant un ton résigné à ses pensées et au narrateur. L’écriture parfaitement maîtrisée de Loli Artésia apporte aussi un aspect frustrant à certains passages, un aspect positif pour comprendre le personnage.

De manière générale, j’ai passé un agréable moment rythmé par les pensées intimes des personnages. De plus, le livre n’étant pas très long, c’est une lecture qui se veut très facile mais pas pour autant expéditive puisqu’elle permet de réfléchir à un tas de choses auxquelles on peut tous s’identifier. J’ai au contraire moins apprécié certains passages qui se veulent durs à lire comme le décès de Jean, petit frère de Chloé, mort très jeune. Cependant cela aide fortement à comprendre les traits du personnage que l’auteur a voulu lui donner et ce passage est nécessaire au récit. Loli Artésia m’a d’ailleurs confié que ce passage n’est pas que difficile à lire : il fut aussi particulièrement dur à écrire.

Je recommande ce livre à tous les amateurs de littérature contemporaine traitant de remise en question, les lecteurs qui aiment faire travailler leurs méninges ou encore toutes les personnes étant perdues dans leur vie ressentant le besoin d’une remise en question.


Un roman surprenant 

Je ne vous surprendrai évidemment pas en vous écrivant que c’est à la suite d’un échange fort sympathique sur Twitter que j’ai fait la connaissance de cette charmante auteure et de son oeuvre au titre si particulier dont elle m’a proposé la lecture, ce que j’ai volontiers accepté, avec autant de plaisir que de curiosité!

Comment vouliez-vous qu’il en soit autrement avec un titre aussi déroutant, aussi intriguant, aussi hypnotisant… C’est ainsi qu’on se retrouve envoûté par ces trois petits points et ce récit des plus audacieux en moins de temps qu’il ne m’en faut pour le coucher ici par écrit. En effet, l’auteure nous entraîne au cœur d’un captivant huis clos aux rideaux tirés, dans cette chambre où nous allons passer beaucoup de temps, avec un couple qui n’aurait peut-être pas dû être. N’y voyez là aucun voyeurisme et c’est là toute la prouesse de l’auteure, car bien plus qu’un roman, c’est une immersion totale dans la tête, le cœur et l’âme de notre personnage principal qu’elle nous propose ici, employant même de temps à autre la deuxième personne du singulier pour pousser son lecteur dans ses derniers retranchements, faire tomber ses barrières internes et l’amener à se remettre lui-même en question sur ses propres sentiments.
Fort de tous ces éléments, ajoutez à cela certains passages d’une certaine profondeur, d’une certaine puissance, d’une certaine intimité, rendant immanquablement notre héroïne particulièrement attachante aux yeux d’un lecteur d’ores et déjà sous le charme.
La plume de l’auteure est fine, fluide, agréable, son style particulièrement plaisant et « visuel », ce qui ne fait qu’ajouter au plaisir qu’on prend à lire ce livre.

En bref, une lecture déroutante que je vous invite à découvrir!


Du talent

 

Il y a ceux qui ne font pas la différence entre «trop peu» et « pas assez», et qui, à ce titre, ne méritent pas de lire ce livre.
Il y a ceux qui haussent un sourcil dubitativement circonflexe devant l’incongruité des trois points de suspension dans une parenthèse et qui, à ce titre, vont, curieux, ouvrir ce livre et le lire d’ un trait car c’est un livre où l’on va jusqu’au bout si l’on a choisi de l’entamer.
Il y a ceux qui vont le lire à l’envers , en commençant par la table des chapitres qui en dit beaucoup plus qu’une table des chapitres, ponctuée du leitmotiv «Dans la chambre» : pages 27,45,49,65,85,97,105,133. Impairs et manque. Au grand casino de l’ amour-jeu de hasard, la couleur noire l’emporte. Impairs et passe.
Il y a ceux qui le liront à l’endroit mais surpris par une écriture singulièrement théâtrale d’où la scénographie n’ est jamais loin et que la pensée effleure d’une adaptation en trois actes peut-être. La quatrième de couverture en partage l’idée, qui use des mots «rideaux, rejouer,miment, interpréter,huis-clos, monologue, personnage» .
On l’aura compris, il y a beaucoup plus dans ces pages qu’ un roman court : il y a de l’audace : émouvoir sans ennuyer malgré les thèmes récurrents que sont ceux du couple, de la solitude, de l’amant, de l’ennui quotidien, des rôles sociaux à jouer qui envahissent littérature et cinéma… Il fallait tenir la gageure. C’est chose faite. Et ce que l’ auteur elle-même qualifie de «première esquisse» porte déjà les promesses d’une écriture dont on redemande.
Il y a du talent dans «Trop peu».

Trop Peu joue-t-il avec les codes ?

« Roman court », drôle de genre, annoncé dès la couverture, après quelques points de suspension entre parenthèses, frustration annoncée comme le titre l’indique aussi ? du lecteur ? de l’auteur ? du narrateur ?

Qui dit « elle » pour parler de Chloé ? Puis « tu » pour le personnage principal, Chloé ? Et ainsi de suite. Et si c’était Chloé elle-même alors que l’auteur signe sous le nom de Loli Artésia. La postface éclaire-t-elle le lecteur ou fait-elle semblant ?

Sommes-nous les lecteurs d’un roman, d’une méditation romancée ou les auditeurs d’un duo, à la musique syncopée, déferlant avec la richesse d’un clavier de mots sonores et d’une précision délicieuse ? Auditeurs d’une musique dissonante aussi , itérative et mélodieuse, qui élève notre solitude existentielle au niveau d’un chant ?

Unité de lieu « Dans la chambre ». Unité de temps, dix ans après la première vie de Chloé et Pierre, couple clandestin .Action, limitée , trop peu … Roman, si l’on veut. D’une vision décapante, d’une exigence radicale, sous-tendue d’un lyrisme empêché mais sensible. Tendu d’une écriture élégante. Thème : le couple est-il possible ? amour de l’autre ou recherche de soi ? illusion qui se brise sur la vie quotidienne ?

Au lecteur aussi d’apprécier la postface qui joue des règles d’un code, les remerciements de l’auteur, en les détournant pour mieux les célébrer ? Trop Peu joue-t-il avec les codes ?



Magnifique !

 

Trop Peu est un livre comme on les aime, et comme on en lit finalement assez peu souvent. Un livre qui titille, charme, interroge, envoûte. Qui laisse une trace et vous suit longtemps, tant il a su capter de lumière et d’ombre à chaque page, à chaque ligne. Un livre à lire, à offrir et faire découvrir, sans modération!

Hypnotisant…

Je ne vais pas refaire un résumé du livre, je vais donner plutôt mon ressenti : j’ai plongé dans ce livre et je ne l’ai plus lâché jusqu’à la fin, complètement hypnotisée par l’immersion dans le coeur de Chloé, dans ses réflexions, dans sa quête de réponses sur le sens de sa vie, sur le sens de son ennui… La plume de l’auteure est ciselée, douce et profonde en même temps, ce livre se dévore, se réfléchit, se médite… Il met nos propres pensées et questionnements en exergue. Je vais même le relire pour le savourer de nouveau, bref j’ai adoré…!

Un monologue intérieur

J’ai lu « Trop peu » et je dois dire que j’ai été un peu déroutée par ce long monologue intérieur. J’ai abandonné le livre puis y suis revenue et l’ai dévoré jusqu’à la fin.
C’est vrai que c’est assez dérangeant, ce regard sur l’impossibilité de profiter de ce qui pourrait être « le bonheur ». Qui n’a pas été confronté à un de ces hommes, soucieux uniquement de leur petite satisfaction personnelle et de l’image qu’ils renvoient aux autres.
Alors oui, j’ai aimé, même s’il faut s’investir dans cette lecture.

Un livre qui vous fera réfléchir

J’ai lu et dévoré « Trop peu » en quelques heures, moi qui lis peu mais écris paradoxalement beaucoup. A tous ceux qui sont sensibles, romantiques, ou sont parfois perdus dans leur vie (notamment sur la question des sentiments et du sens de sa vie), je conseille la lecture de ce livre. Ce n’est pas simplement de beaux mots, et de belles phrases écrites avec talent et maestro (dont j’ai été jaloux à quelques reprises), c’est un véritable exorcisme à lire, dans l’intimité de ses pensées. D’une façon où d’une autre ce livre vous touchera, et vous fera réfléchir, le leitmotiv de l’écriture en somme.

Mention spéciale à l’exercice de style que représente le thème, l’histoire, et la façon dont le tout est abordé. Je crois que c’est là que le livre tire son épingle du jeu, et prouve une fois encore le talent de la personne derrière ces mots.

Je tire mon chapeau à l’auteur, et à son oeuvre personnelle et déroutante, la magie fonctionne. Je recommande la lecture plutôt deux fois qu’une.


C’est bon…

Dans ce récit, les sentiments se dévoilent avec pudeur mais lucidité. Les émotions sont tenues en respect et l’histoire se lit comme on respire un bouquet de fleurs en s’attardant sur les subtilités complexes d’un mental féminin d’hier et d’aujourd’hui.Cette auteur est un volcan en sourdine et je suis impatient d’en découvrir les prochaines éruptions.

2 réflexions sur “Ce que les lecteurs en disent

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