En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut

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Genre : Littérature contemporaine

Editions : Finitude

Sorti en : 2016

Nombre de pages : 160

Prix : 15.50 € (broché) / 9.99 € (kindle)

En savoir plus : Editions Finitude et Amazon

 


Mon avis

 

Résumé : Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Coup de coeur de l’année ! 

 

Les éditions Finitude, petite maison d’édition bordelaise, ont eu du nez ! Ce livre est un véritable trésor !

Je n’avais jamais lu une telle histoire, sans queue ni tête, sublime de mélancolie, sautillante et virevoltante. Le personnage de la mère m’a plongée dans un profond malaise, ce personnage qui orchestre la vie des deux autres, qui donne le la de bout en bout. La fin, évidente, est juste magnifique. J’ai lu ce drôle de huis-clos en deux heures à peine, j’ai refermé le livre et emportée par la poésie des personnages, j’ai parlé en rimes toute la soirée.

C’est un conte cruel et magnifique, noble et extravagant, un tourbillon absurde et merveilleux sur la voix ô combien réconfortante de Nina Simone. Une plume digne de Boris Vian, majestueuse, tout en délicatesse. Et quelque chose de légèrement suranné dans l’ensemble, une sorte de désinvolture dans la prose et dans la main qui tient le stylo, cette légèreté forcenée qui fait tant défaut à notre siècle. Olivier Bourdeaut, dont c’est le premier roman, n’a pas fini de faire parler de lui et d’habiller la littérature contemporaine d’une nouvelle élégance.

Les +++ : le fait que la mère n’ait pas de prénom fixe est un coup de génie, et ajoute au caractère fantasque et trouble du personnage.

Les — : J’ai cherché, cherché, cherché… Je n’ai pas trouvé !

2 réflexions sur “En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut

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