Historique de la profession

L’ancêtre de l’écrivain public : le scribe

En charge de consigner les grands événements du royaume, le scribe de l’Antiquité égyptienne doit aussi rapporter par écrit le quotidien du Pharaon.

Considéré comme l’ancêtre de l’écrivain public, le terme de scribe perdure jusqu’au XVIIe siècle, bien que ses activités évoluent. Il englobe les copistes, ecclésiastiques appartenant souvent aux ordres réguliers dont la tâche consiste à l’époque médiévale à copier des ouvrages saints – l’imprimerie n’existant pas encore.

L’écrivain public du Moyen-Age à l’époque moderne

Les copistes se différencient cependant des écrivains-scribes laics qui, dès le XIIIe siècle, se réunissent en corporations. Ceux-ci, malgré la réussite de certains, exercent un métier difficile et mal considéré.

Métier stable cependant, car l’instruction n’est réservée qu’à l’élite nobiliaire ou se dispense dans le secret des couvents et des collèges religieux. Le petit peuple n’a pas accès la plupart du temps à l’instruction la plus élémentaire, en particulier les filles dont l’éducation se résume à l’apprentissage de leurs futurs devoirs de mère et d’épouse. Le recours à l’écrivain public est donc fréquent.

Peu d’écrivains publics ont laissé leur empreinte dans l’histoire. Citons Nicolas Flamel, mais qui fut davantage reconnu pour ses qualités d’alchimiste que pour son rôle d’écrivain public.

De la Révolution à nos jours

La Révolution française provoque un ralentissement sensible de l’activité, de nombreux cabinets d’écrivains publics disparaissent. Les instituteurs prennent ensuite le relais. La profession n’a cependant pas disparu totalement et connaît un essor considérable au XIXe siècle.

Avec le développement d’une instruction laïque et gratuite dès 1882, la profession d’écrivain public tend à s’éteindre. Au XXe siècle, on a de moins en moins recours à ses services.

C’est à partir des années 1980 que la profession se renouvelle pour s’adapter aux nouveaux besoins de la population, comme le montre la naissance de l’Académie des écrivains publics de France (AEPF).

En février 2002, le GRoupement des Écrivains Conseils® (GREC) est créé, qui regroupe aujourd’hui le plus grand nombre de professionnels avec 130 membres en juin 2012.

Depuis, plusieurs autres réseaux ont vu le jour, permettant de redéfinir les prestations et services de l’écrivain public et de dépoussiérer le mythe du scribe médiéval écrivant pour les illettrés. Citons notamment le Syndicat National des Prestataires et Conseils en Ecriture (SNPCE), l’association Plume et Buvard, ou encore EPACA-Sud.

 

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